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"Le Guide des Voyages en Cargo et Autres Navires" par Hugo Verlomme et Marc-Antoine Bombail

Extrait: Entrevue avec Kevin Griffin, The Cruise People Ltd, Londres

Extrait: "Le Guide des Voyages en Cargo et Autres Navires":  Kevin Griffin, The Cruise People Ltd, Londres

A tout seigneur tout honneur. S'il est, a nos yeux, un grand spécialiste du voyage maritime, parmis toutes les personnes rencontrées ou consultées au cours des éditions successives de ce guide, c'est bien Kevin Griffin. D'origine canadienne, Kevin Griffin s'est passioné pour la navigation sur les Grands Lacs, avant de venir s'installer, à la fin des années 1980, en Angleterre, où il a développé sa propre agence de voyages maritime.

Au départ, le coeur de cible de son marché c'est la croisière, mais il s'intéresse aussi bien aux yachts ultra-luxueux qu'au navires d'expéditions polaires, ou aux cargos. Par ailleurs, Kevin est également courtier maritime, et en tant qu'expert qualifié, il a une vision unique sur les navires et les armateurs. Journaliste specialisé, il écrit dans des nombres médias et tien un blog (p.333). Son agence londonienne The Cruise People (p.258) commercialise des voyages sur toutes les mers du monde ou presque, à bord d'une grande variété de navires.



Kevin Griffin, dans son agence de voyages maritimes à Londres

Comment percevez-vous l'évolution les voyages en cargo au cours des dix dernières années?

Kevin Griffin: Globalement, je suis tout à fait optimiste. Il est vrai que nous avons perdu beaucoup d'opérateurs suite à la mise en application de l'ISPS (p.25), comme Egon Oldendorff, par example, ou bien à cause de nouveaux repreneurs (ainsi, lorsque Hapag-Lloyd a repris CP Ships, cela a fait perdre 21 navires aux passagers). Malgré cela, nous avons eu, en contrepartie, la chance de voir apparaître de nouveaux navires toutes ces années. Certes, nous avons perdu beaucoup de transporteurs historique, comme la Bank Line, Blue Star Line, CP Ships, Fyffes, Geest, Hanseatic, Horn Linie, MSC et Egon Oldendorff, parmi les plus importants, mais d'un autre côté, nous avons eu la chance de voir des compagnies telles que la CMA CGM, Grimaldi, ou des armateurs allemands, continuer à ouvrir non seulement des nouveaux navires, mais aussi des noiuvelles routes. Il n'y a eu aucune diminuation de la démande.

A cause de la mondialisation, de l'ISPS, de la piraterie ou des navires qui changent de mains, il semble qu'il n'y ait plus de voyages circulaires ni de routes régulières; qu'en pensez-vous?

Kevin Griffin: "Cela n'est pas entièrement vrai. Bien que Rickmers ne transporte plus de passagers entre Gênes et Singapour sur le trajet autour du monde, d'autres le font, et nous avons réussi à faire connecter des voyageurs à Singapour pour un tour du monde en combinant deux cargos. En outre, la CMA CGM a ajouté, de nouvelles routes, comme un tour du monde de 76 jours par New York et Tanger, applelé Pacific Express 3. On peut connecter cette ligne à New York à Seattle/Vancouver (via le canal du Suez), et si l'on conjugue à ce trajet une traversée en train de l'Amérique du Nord, cela nous donne un tour du monde complet. Concernant le nombre de cabines disponibles, compte tenu des nouveaux navires de la CMA CGM qui prennent jusqu'à dix passagers, cela représante une augmentation par rapport aux navires allemands quie en acceptaient moins.

"Ce qui a changé, ce sont surtout les méthodes des armateurs qui font du charter, n'hésitant pas à affréter leurs navires avec différents opérateurs. Ceci entraine de fréquents changements de routes, surtout à la fin d'un charter - et cette tendance ne fait qu'empirer avec la crise économique mondiale. 

Avez-vour perçu un changement dans la clientèle?

Kevin Griffin: "D'une manière générale, nous trouvons toujours les retraités et les jeunes retraités, mais également des étudiants quie viennent de finir un cycle universitaire ou des exécutifs qui changent de poste, tel est le coeur de notre clientèle. Cela n'a probablement pas beaucoup changer en cinquant ans, sauf que nous avons une bonne partie de nos clients qui n'aiment pas prendre l'avion et qui viennent à nous puisqu'il n'y a plus de paquebots de ligne sur des routes régulières.

Globalement, pensez-vous que le voyage maritime se développe dans le monde?

Kevin Griffin: "Sans aucune doute, et la croisière se développe par millions. Mais au bout du compte on voit souvent des gens lassés des croisières, qui cherchent quelque chose d'un peu plus authentique, quelque chose qui se tourne vers la mer, et non vers les boutiques, vers les casinos, les shows et les ventes d'oeuvre d'art aux enchères. Au font, les gens aiment encore le sentiment d'être en mer et ils ne veulent pas forcément être mis sens dessus dessous pour qu'on leur vide les poches, afin de grossir les revenus de bord.

Quel serait votre voeu plus cher pour le futur en matière de voyage maritime?

Kevin Griffin: "C'est une question intéressante, au moins en ce qui concerne le voyage en cargo, car 5 ou 10 passagers n'ont aucune chance d'influer sur la façon dont 10 000 conteneurs vont être transportés. Mais tant que le succès de la croisière de masse se confirme, les opérateurs spécialisés dans des "niches" telles que le voyage en cargo continueront à prospérer. L'un crée la démande pour l'autre. Idéalement, ce serait vraiment bien d'avoir plus de navires réguliers vers et depuis l'Australie, car nous pourrions instantanément multiplier par trois le nombre de passagers sur cette ligne. Une chose que nous allons faire, c'est d'utiliser les différentes escales du MV Explorer de Semester at Sea (P.208), dans la mesure où leur paquebot effectue deux tours du monde par an et qu'ils nous proposent de nouvelles routes: d'Amérique du Nord vers l'Afrique du Sud, de l'Afrique du Sud vers Hong Kong, de Hong Kong vers l'Amérique du Nord, etc.

Vous êtes l'un des grands spécialistes de la ligne transatlantique, pensez-vous que cette ligne puisse un jour redevenir régulière?

Kevin Griffin: "Je ne vois pas un service transatlantique régulier se mettre en place pour les passagers, mais les portes-conteneurs proposent des départs chaque semaine et une telle régularité nous permet de commercialiser cette route en particulier. La route New York - Suez - Shanghai - Vancouver et d'autres routes régulières d'un point à l'autre ont été positives pour nous, surtout lorsqu'il y a plusieurs navires sue la même route. Mais le changement constant des routes à cause des navires sous charter (ou même par des affréteurs comme la MSC) est un réel handicap. Cela signifie que nous devons souvent changer les réservations ou les routes pour les clients. Mais la plupart du temps, il y a suffissamment de navires en circulation pour que nous soyons en mesure de trouver une alternative." 


La Quotidienne, le 2 décembre 2011: Hugo Verlomme nous présente la nouvelle édition du Guide des Voyages en Cargo et Autres Navires (2011)


English Translation: -

How do you perceive the evolution of the freighter travel market within the last ten years? Are you optimistic or pessimistic?

Kevin Griffin: "I am quite optimistic overall. Despite losing many operators due to the implementation of ISPS (Egon Oldendorff for one) and by takeovers (Hapag-Lloyd taking over CP Ships cost us 21 ships) we have been lucky enough to continue to see new ships being delivered in all those years. Admittedly. we have lost many carriers - Bank Line, Blue Star Line, CP Ships, Fyffes, Geest, Hanseatic, Horn Linie, MSC and Egon Oldendorff being the most important - but we have been lucky enough to see firms such as CMA CGM, Grimaldi and some of the German owners continuing to add not only new ships but new routes. There has been no diminution in demand.

Because of globalization, the 'ISPS, piracy, chartered ships etc, it seems there are no more round trips, neither regular routes, and fewer cabins. What is your opinion on this?

Kevin Griffin: "This is not entirely true. While Rickmers no longer carries passengers between Genoa and Singapore on its Round-the-World route, others do, and we have been able to connect travellers to Singapore for a round the world voyage using two ships. Also, CMA CGM have added not only a 76-day Round-the-World itinerary from New York and Tanger Med, called Pacific Express 3, they also now connect New York to Seattle/Vancouver via the Suez Canal, which if used in conjunction with a Transcontinental rail journey in North America gives us a Round-the-World routing. What has changed is the method of shipowning, where many shipowners now charter ships to different container line operators, which leads to frequent changes of route at the end of charters - even more so during the recent world economic crisis. As to fewer cabins, many of the new CMA CGM ships take ten passengers, which is more than the average German ship previously.

Have you perceived a change in the people travelling by freighter?

Kevin Griffin: "Generally speaking, we still find the retired and the early retired, as well as younger people graduating from university or executives moving between jobs, making up the core of our clientele. This probably hasn't changed in fifty years except that we now also find a part of our clientele being made up of people who do not like to fly - as there are no longer regular ocean liner services.

Globally, do you think sea travel is increasing worlwide?

Kevin Griffin: "Unquestionably, cruising is by millions. But in the end we find people often get tired of cruising and seek out something a little more genuine, something that looks to the sea and not to the shops and the casino and the shows and the art auctions. People still enjoy being at sea after all, but don't like being turned upside down to have their pockets emptied in aid of on board revenue.

What would be your wish as far as sea travel is concerned, for the future?

Kevin Griffin: "This is an interesting question, at least as far as cargo ship travel goes, as five or ten passengers have no chance at all of changing how 10,000 containers might be carried. But as long as mass market cruising succeeds, then smaller niche operators will also succeed and so will cargo ship travel. The former creates the demand for the latter. Ideally, though, it would be nice to have more regular ships to and from Australia, where we could easily triple the number of passengers that we book now. One thing we are going to do more of is to use Semester at Sea's mv Explorer as she circumnavigates the globe twice yearly and now offers us the possibility of offering new services: North America to South Africa, South Africa to Hong Kong, Hong Kong to North America, etc.

You are one of the best specialists as as as Transatlantic crossings are concerned, do you thin the route could again become a regular line?

Kevin Griffin: "I don't see liner service by passenger ships returning, but container lines like to operate weekly services and this regularity helps us sell a particular route. The New York-Suez-Vancouver and other point-to-point routes have been good for us, especially when there are several ships on the same route.. But the constant changing of routes by chartered ships (or indeed just by charterers such as MSC) is a drawback. This often means we have to rebook or reroute people. Nevertheless, there are enough ships out there for us usually to be able to come up with an alternative.


Pour acheter le guide: "Le Guide des Voyages en Cargo et Autres Navires" par Hugo Verlomme et Marc-Antoine Bombail


Pour Contacter The Cruise People Ltd à Londres 020 7723 2450


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Posted 19th January 2012